La psychologie de l'argent

 

 

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La psychologie de l’argent est un domaine peu étudié. Pour les psychologues, c’est un domaine mineur, voire un domaine tabou. Pour beaucoup d’économistes, longtemps la psychologie leur a semblé de peu d’utilité, considérant que les mathématiques étaient plus utile pour comprendre le fonctionnement de l’économie.

 

La psychologie de l’argent est un domaine négligé, mais il y a des recherches. Au niveau individuel, l’argent a des valeurs émotionnelles fortes : liberté, pouvoir, amour, sécurité sont vraisemblablement les plus importantes. Il existe aussi un biais qui consiste à penser qu’avec un peu plus d’argent on pourrait résoudre bien des problèmes, alors que des solutions autres que financières peuvent être plus pertinentes. L’argent peut salir certains échanges et certains objets sans valeur monétaire peuvent avoir une valeur personnelle forte.

 

Au niveau social, la hiérarchie des revenus tend à refléter la hiérarchie des statuts sociaux et des organisations. Le rapport à l’argent des autres peut également être compliqué. Nous avons tendance, sans en être conscient, à être plus respectueux des personnes affichant un haut statut social à travers leur consommation. L’argent des autres est aussi un moyen de nous évaluer nous-mêmes : c’est un élément de comparaison sociale. Cette comparaison peut mener à être envieux. L’envie n’est pas une émotion négative seulement circonscrite au domaine de l’argent, mais l’argent est un des domaines privilégié de l’envie. Lorsque l’envie s’élève au niveau du groupe, elle prend alors la forme d’une hostilité sociale. Au final, tout ceci n’est possible que parce qu’il est impossible, de mettre en calcul le mérite et la justice sociale.

 

Afin de développer les usages positifs de l'argent, la prise en considération et le découvrement de la psychologie de l'argent sont un moyen essentiel. Le développement d'une psychologie positive de l'argent en est un autre. Au niveau social, le développement d'une économie centrée sur le bonheur peut également être un bon catalyseur, même s'il ne faut pas surestimé les conséquences positives du bonheur en ce domaine.